Co-construisons

Mettre les petites contributions numériques au service de l'intérêt général

2,5 milliards par an c’est la valeur estimée des contributions volontaires du grand public sur les 338 projets de sciences participatives en biodiversité analysés par l’Université de Washington. Avec nos smartphones, il n’a jamais été aussi simple de collecter des données, de partager des observations, des photographies pour faire progresser la science et la connaissance. Grâce à ces petites contributions d’une foule de personnes (on parle de “crowdsourcing”), il est possible de créer de grandes choses comme une encyclopédie (Wikipédia) ou une carte du monde (OpenStreetMap). Plusieurs acteurs liés aux ministères de la Transition écologique et solidaire et de la Cohésion des territoires contribuent à ces projets ou en ont eux-même lancé en France pour mieux porter leurs politiques publiques. Ils proposent aux citoyens et à leurs collègues de les aider à mieux connaître la biodiversité, le bruit ambiant, améliorer les modèles météorologiques, connaître les règles de tri des déchets…

Le problème ?

Pour réussir un projet collaboratif, il faut parvenir à une masse critique de contributeurs en termes de nombre de contributions et de couverture géographique. Le premier cercle est constitué de passionnés ou de l’écosystème immédiat du projet. Et la contribution est souvent concentrée au début du projet quand les efforts de communication sont les plus importants. Mais réussir à recruter et à fidéliser des contributeurs plus éloignés est souvent coûteux en temps et en énergie et nécessite des compétences spécifiques qui ne sont pas le coeur de métier des porteurs de projets. En mettant en visibilité la diversité des sujets et des types de contributions demandés, l’objectif est donc de développer et fidéliser une communauté de contributeurs à des projets existants en levant les freins à la contribution (peur de ne pas savoir faire, de ne pas être légitime, temporalité de la contribution…). Et de constituer ainsi une réserve de participants intéressés qui pourraient plus facilement et efficacement être mobilisés pour de nouveaux projets tout en ne les noyant pas sous l’information comme c’est souvent le risque en ayant recours uniquement aux réseaux sociaux. De plus, côté contributeur trouver des projets dans lesquels s’impliquer est souvent bien plus long que la contribution elle-même. L’information est éclatée (sur Internet, presse, conférence), parcellaire, détenue par des acteurs spécialisés. Et après une contribution, il doit recommencer tout le processus pour trouver un autre projet, ce qui est souvent décourageant et limite le nombre de contributions.

Notre solution

Co-construisons est une communauté digitale qui réunit les porteurs de projets collaboratifs et les contributeurs volontaires.

Aux contributeurs volontaires :

  • il présentera un choix de projets auxquels contribuer en fonction de leurs centres d’intérêts et du type de contribution souhaité (photo, questionnaire, observation),
  • il leur permettra, dans un deuxième temps, de proposer des projets dans une démarche d’innovation ouverte.

Pour les porteurs de projets :

  • il permettra de donner une plus grande visibilité et d’attirer plus de primo-contributeurs.
  • mais il permettra aussi de fidéliser les contributeurs en leur proposant d’autres projets qui pourraient les intéresser. Enfin, il s’agira de diversifier l’offre en explorant la possibilité de proposer des projets liés au secteur des transports, encore peu exploré.