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Auto Partage

Expérimenter la mise en place d'un service d'auto-partage citoyen

Le produit est en partenariats terminés, il n'est pas actuellement accessible au public.

Le contexte

Durant l’été 2020, l’incubateur des Territoires a été sollicité par la commune de Mouans-Sartoux pour travailler sur une expérimentation d’autopartage.

A la suite de réunions publiques, la commune souhaitait faciliter la vie des habitant.e.s qui pratiquent déjà l’autopartage sur la commune ou de ceux qui veulent s’y mettre. Une première liste d’habitant.e.s pratiquant.e.s ou intéressé.e.s en ressortait. Par autopartage, il est entendu le partage régulier d’un même véhicule à plusieurs foyers.

L’impact recherché : éviter l’achat d’un deuxième véhicule dans un ménage ou permettre de s’en débarrasser afin de limiter le nombre de véhicules dans la commune. Favoriser les mobilités “douces” comme le vélo électrique, dont le recours augmente quand le nombre de voitures individuelles diminue.

La méthode

Nous avons commencé par réinterroger les problèmes sous-jacents à cette solution qu’est l’auto partage. Pour cela nous nous sommes adressés aux habitant.e.s de Mouans-Sartoux intéressés dont la liste nous avait été fournie.

Nous avons mené une quinzaine d’entretiens individuels afin de vérifier que les problèmes que nous avions identifiés étaient effectivement vécus par les intéressé.e.s, à savoir :

  • il est difficile de faire assurer le véhicule partagé,
  • il est difficile d’organiser un planning d’usage à plusieurs,
  • Il est difficile de répartir les frais, la charge mentale et le travail d’entretien du véhicule.

Ce qu’on appris sur l’autopartage

Parmi les personnes à qui nous avons parlé (environ 15 habitant.e.s de Mouans-Sartoux) :

  • Toutes étaient à priori favorable au principe de l’autopartage,
  • Certaines le pratiquaient de façon informelle (sans cadre associatif ou institutionnel) et elles ne rencontraient pas de problèmes​,
  • Celles qui ne le pratiquaient pas n’avaient pas le temps de l’organiser et/ou pas l’intention de partager leur véhicule. Elles cherchaient plutôt des solutions de location ponctuelles (pour les vacances ou des occasions professionnelles ou familiales) ou un service municipal de voitures en libre-service.

Les problèmes qu’on a vérifiés :

  • Il paraît lourd et compliqué pour de nombreuses personnes d’organiser une association d’autopartage et/ou se retrouver propriétaire d’un véhicule avec des personnes qu’elles ne connaissent pas intimement.
  • Les assurances ne souhaitent pas couvrir d’associations ni de collectivités spécifiquement pour une activité d’auto-partage à ce stade (novembre 2020). Un contrat de flotte est en cours avec l’agglomération de Clermont Ferrand mais ce contrat n’est plus sur le marché. Voir ​le guide pratique de l’ADETEC 2013​.
  • Certaines personnes sont très attachées à leur véhicule et entretiennent une relation affective et émotionnelle qui rend difficile d’envisager un partage.

Les bonnes nouvelles :

  • Du point de vue des assureurs, il n’existe aucun problème pour prêter son véhicule à une connaissance.
  • Le guide pratique de l’ADETEC 2013​ propose déjà un contrat-type, des modes de partage des frais etc.
  • Il existe des plateformes de location de véhicule entre particuliers qui fonctionnent, mais elles ne font pas d’efforts pour acquérir des utilisateur.rice.s sur les petites communes car c’est difficilement rentable pour elles.
  • Les personnes pratiquant l’autopartage de façon informelle sont peu disponibles pour en parler. Comme si elles n’avaient pas besoin d’aide !

Les moins bonnes nouvelles :

  • Les collectivités qui expérimentent l’autopartage doivent consacrer beaucoup de temps à animer le réseau (mettre en relation les utilisateur.rice.s, répondre aux question, communiquer sur le dispositif).
  • Pour l’agglomération de Clermont-Ferrand, à ce stade, le coût par kilomètre-usager déplacé s’élève à 3,2€. C’est très élevé au regard des autres modes de transport. Peut-être que ce coût est dû à l’amorçage du projet (vieux de 3-4 ans) et se résorbera plus tard, l’usage du dispositif augmentant.
  • Les échanges avec Clermont Agglo et Solon (Montréal, Canada) faisaient apparaître un usage de l’autopartage en zones urbaines ou péri-urbaines, en complément des réseaux de transport en commun. Il n’est pas évident que ça peut fonctionner en zone peu dense, sauf à très petite échelle (à 2 ou 3 familles).

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