Plateforme Ouverte du Patrimoine

Valoriser notre patrimoine culturel auprès du plus grand nombre

  • Le porteur administratif est Ministère de la Culture.
  • L'incubateur est L'Incubateur de Services Numériques.
  • Le produit est en construction, il n'est pas encore accessible au public.
  • Le code source n'est pas encore ouvert.
  • Les statistiques d'usage ne sont pas encore disponibles.
  • Contacter l’équipe.

L’étendue de notre patrimoine est méconnue

“Rendre accessibles au plus grand nombre les œuvres capitales de l’humanité et d’abord de la France “, voilà en substance la mission du Ministère de la Culture. L’une des manières d’y parvenir a été de mettre en ligne ses bases de données dès les années 90. En donnant accès aux informations de référence produites ou collectées par ses services sur des sujets aussi variés que la peinture, les manuscrits, les monuments, l’architecture, la photographie.

D’une grande qualité scientifique, parfois inédites, ces données sont très souvent citées comme source d’information, voire comme preuve. Le Ministère de la Culture a donc la responsabilité de garantir aux usagers un accès à des données à jour et fiables. Or, la vétusté et le cloisonnement de son système d’information ne permettent plus aux services de l’État d’assumer cette responsabilité de manière efficiente.

Au-delà de ces limitations techniques, des contraintes juridiques ont considérablement restreint le réemploi de ces données à un cadre strictement professionnel. Les Français ne bénéficient pas de ces informations dans leurs outils du quotidien : cartes, smartphones, assistants de conduite, web…

Le patrimoine est l’affaire de tous : vers une Plateforme Ouverte du Patrimoine (POP)

POP propose de faire des données patrimoniales un bien commun dont il sera aussi simple de se servir que d’y contribuer.

Pour cela, POP permet aux professionnels de constituer et de maintenir un réservoir d’informations certifiées par les services de l’État à travers des outils interopérables et simples d’utilisation. Il permet également la libre consultation de l’ensemble des ressources textuelles et photographiques ainsi que leur réutilisation par d’autres applications grâce à un partage, total ou partiel, en open data.

Sur le modèle Wikipedia Love Monuments, POP souhaite élargir le cercle des contributeurs à ces bases. La plateforme offre, directement ou via des partenaires tiers, un espace de co-construction de la connaissance dans lequel ils pourront enrichir les informations produites par les services publics : photos, informations pratiques, calendrier des événements en lien avec les œuvres ou les édifices (conférences, visites guidées, ouvertures exceptionnelles, marchés thématiques, performances artistiques, dédicaces), tags, etc.

Restaurer la production efficace de contenus et ouvrir de nouveaux horizons

Le réservoir de données de POP sera alimenté par, et remplacera à court terme, les bases existantes les plus fréquemment consultées : Mémoire (photographie), Mérimée (architecture), Palissy (objets), Joconde (collections des musées de France) et MNR (catalogue d’œuvres spoliées).

Dans sa version initiale, POP prendra soin de se substituer à toutes les bases susmentionnées et développera des moyens d’accès aux informations (APIs) plus évolués pour les systèmes tiers actuellement synchronisés avec ces bases.

En complément, POP mettra à disposition des professionnels du Ministère, des régions et des musées sa propre interface en ligne permettant l’édition, la consolidation, la gestion et l’enregistrement de leurs données dans le réservoir.

Les données de la POP seront rendues accessibles à la fois depuis un nouveau site institutionnel et réglementaire du Ministère de la Culture et depuis la plateforme data.gouv.fr, dans l’optique de valoriser le patrimoine par l’intermédiaire de services tiers, comme des services de cartographies, d’excursions, de tourisme, de visites culturelles virtuelles…

Pierre Pezziardi
Entrepreneur en résidence

Débureaucratisation et Rock & Roll

Sandrine Della Bartolomea
Intrapreneuse

“Et puis quoi, qu’importe la culture ? Quand il a écrit Hamlet, Molière avait-il lu Rostand ? Non.” Pierre Desproges